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Périodicité de la VGP d’un pont roulant : ce que dit la réglementation

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Périodicité de la VGP d’un pont roulant : ce que dit la réglementation

C’est la question qui revient le plus souvent lors de nos premiers échanges avec un responsable de site : à quelle fréquence faut-il faire vérifier un pont roulant ? La réponse courte est « tous les douze mois ». La réponse utile est un peu plus longue, parce que la périodicité n’est qu’une partie de l’obligation.

Le principe : une vérification générale périodique tous les 12 mois

Les appareils de levage sont soumis à une vérification générale périodique (VGP) dont le régime est fixé par l’arrêté du 1er mars 2004. Pour un pont roulant installé à poste fixe et servant au levage de charges, la périodicité de référence est de douze mois.

Cette VGP n’est pas une formalité : elle porte sur l’état de conservation de l’appareil, le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité (fins de course, limiteurs de charge, freins), l’état des organes de levage et des accessoires, et elle donne lieu à un rapport écrit consigné dans le registre de sécurité.

Les cas où la périodicité se resserre

La règle des douze mois connaît des exceptions qui, dans la pratique industrielle, sont loin d’être marginales :

  • Levage de personnes — dès lors qu’un appareil sert, même occasionnellement, à élever ou déplacer des personnes, la vérification passe à six mois.
  • Appareils mobiles ou démontables — grues mobiles, portiques déplaçables : la périodicité est également ramenée à six mois.
  • Accessoires de levage — élingues, crochets, manilles, palonniers : ils relèvent d’un régime propre, et leur usure rapide justifie souvent un contrôle interne plus fréquent.

Les vérifications qui ne sont pas « périodiques »

C’est le point que beaucoup d’exploitants découvrent trop tard. En plus de la VGP annuelle, une vérification est obligatoire :

  • à la mise en service d’un appareil neuf ou d’occasion ;
  • à la remise en service après un démontage-remontage, une modification, un changement de configuration, une réparation importante ou un accident ayant affecté l’appareil ;
  • après un arrêt prolongé d’utilisation.

Un pont roulant déplacé d’une travée à une autre, un chariot dont le treuil a été remplacé : dans les deux cas, on ne peut pas attendre la prochaine échéance annuelle.

Ce que vous risquez concrètement

L’absence de VGP à jour est relevée immédiatement lors d’un contrôle de l’inspection du travail, et elle se retourne contre l’employeur en cas d’accident : la faute inexcusable est alors difficile à écarter. Sur le plan assurantiel, un sinistre survenu sur un appareil dont la vérification est périmée expose à un refus de prise en charge.

Comment nous procédons

Chez CR Normandie, nous commençons par un inventaire de votre parc — c’est souvent à ce moment que l’on découvre des appareils oubliés, un palan d’atelier ou une potence de quai. Nous intervenons notamment au Havre et à Rouen. Nous établissons ensuite un calendrier unique regroupant vos échéances, ce qui permet de grouper les visites et de réduire les immobilisations. Chaque rapport hiérarchise les observations par niveau de gravité, avec la référence réglementaire correspondante : vous savez ce qui doit être traité en urgence et ce qui peut attendre le prochain arrêt technique.

Cet article donne des repères généraux. La périodicité applicable à votre appareil dépend de sa nature, de sa configuration et de son usage réel : appelez-nous pour valider votre cas.

Pour aller plus loin

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